L’art contemporain, une exploration au coeur de la vie!

Si vous demandez à une personne dans la rue ce qu’est l’art contemporain, elle sera bien en peine de vous donner une définition précise. Elle finira certainement par vous répondre que l’art contemporain est l’art actuel, reconnu par les critiques et les collectionneurs les plus en vue.

L’impact de la vision officielle, portée par la plupart des médias, valorise une vision stéréotypée de l’art. La parole des spécialistes de l’art et des décideurs institutionnels favorisent une classe dominante d’artistes.

On a proclamé la mort de l’art à plusieurs reprises, et l’on a opposé l’art moderne à l’art contemporain.

L’art contemporain serait-il constitué de propositions artistiques en place d’œuvres plus traditionnelles ?

Mais l’art tout court ne se découpe pas facilement en tranches. Il reste un bien précieux qui nous aide à vivre.

Comment définir l’art contemporain?

Les historiens de l’art définissent l’art contemporain comme les mouvements apparus depuis 1945 et jusqu’à nos jours. Il a succédé à l’art moderne de 1850 à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Certains critiques affirment que l’art contemporain ne commence qu’à partir des années 1960 avec le bouleversement conceptuel, lancé des années auparavant par Marcel Duchamp.

En fait, le concept d’art contemporain apparaît à la fin du XIXᵉ siècle, à une époque où de nombreuses personnes commencent à remettre en question les vertus dites éternelles de l’art.

Progressivement, les artistes se détournent du passé mythique. Ils s’intéressent à la vie des gens ordinaires, ici et maintenant.

Le goût des élites s’éloigne graduellement des grands motifs historiques et religieux, pour privilégier une dimension humaine.

Mais il ne suffit pas de raconter une histoire, la manière de peindre compte autant. Le coup de pinceau dévoile le style.

La modernité a provoqué de nombreux mouvements artistiques.

Ainsi, le cubisme de Pablo Picasso n’aurait pas existé sans le cinéma, le futurisme sans les journaux, les magazines et les affiches.

Mitchel Luo

Une vision  de l’art contemporain

L’art contemporain est un art de vivre

L’art contemporain, largement défini comme l’art d’aujourd’hui, date de la fin du 20 ᵉ et au début du 21 ᵉ siècle. Il se caractérise par sa nature globale, la diversité des cultures qu’il explore et l’influence de la technologie, notamment avec l’avènement de l’ère numérique.

Il est de plus en plus présent dans les intérieurs des maisons. Il accompagne notre société du loisir. Et, bien au-delà, nous découvrons ses bienfaits.

De l’art-thérapie à la connaissance de soi par le développement personnel, la pratique artistique et la proximité des artistes contemporains participent à nous ouvrir au monde. En agissant positivement sur notre état psychique et physiologique, l’art participe à un véritable art de vivre. Car vivre entouré d’œuvres d’art et d’artistes nous plonge dans le monde de la création, nous apporte un bien-être indéniable et nous remet en phase avec le grand mystère de la création.

Art4You Gallery veut s’inscrire dans ce mouvement positif par sa sélection d’œuvres de grande qualité. La force créatrice et l’imagination d’un artiste contemporain font en effet partie de nos critères de sélection. Au plus près des amateurs et des collectionneurs d’art, la galerie est riche d’œuvres contemporaines originales qui ne cessent de nous émouvoir.

L’art à l’origine du monde ?

Nous partageons un langage originel qui vient du fond des âges. D’une manière intuitive, chacun peut faire l’expérience d’une émotion indicible perçue devant un tableau. Ce ressenti répond à des codes qui émergent d’un inconscient collectif primitif.

L’art se décline au présent et se renouvelle sans cesse. C’est un élément primordial du vivant. Ce que nous définissons comme art n’est pas l’imitation de la nature, mais une nécessité permanente de justifier notre existence dans notre univers.

Art et création sont sans aucun doute inscrits dans le patrimoine du monde vivant.

La galerie d’art en ligne et l’art contemporain

Les mouvements artistiques suivent l’évolution des sociétés et par tous les mécanismes de diffusion. Les marchands d’art ont fait leur apparition à la Renaissance. Ce n’est qu’avant-guerre qu’ils sont devenus des « galeristes » en Europe.

Rapidement, les galeries d’art deviennent des structures incontournables de la promotion de l’art en général et particulièrement pour l’art contemporain. Elles construisent et défont les carrières des artistes. Elles sont devenues essentielles dans la chaîne de valeur des œuvres d’art avec la prééminence du marketing digital et le développement des réseaux et d’internet.

La galerie d’art en ligne bouleverse le marché. En permettant aux artistes d’être visibles dans le monde entier, et aux amateurs d’art de pouvoir choisir les œuvres tranquillement depuis leur ordinateur ou leur téléphone mobile, les sites Internet de vente d’art ont également un rôle à jouer pour populariser l’art contemporain.

Art4You Gallery est une galerie en ligne qui a choisi de placer l’artiste contemporain au cœur de son écosystème. L’objectif est double :

  • Donner leur chance à de nouveaux artistes qui méritent d’être connus par un plus large public.
  • Populariser l’accès à l’art contemporain pour un nouveau public d’amateurs et de collectionneurs, en proposant une sélection d’artistes engagés dans une réelle démarche artistique et spirituelle. Cet objectif doit répondre à une tendance de recherche de valeurs dans des sociétés en plein bouleversement.

Vivre de son art : le métier d’artiste contemporain

Les artistes contemporains ne sont plus dans l’esprit « d’artistes maudits » du mouvement romantique. Aujourd’hui, l’artiste est soucieux de vivre de son art. Cette demande légitime se fracasse souvent sur le mur des réalités économiques.

Chaque artiste devient un petit entrepreneur qui doit faire vivre ses créations et les commercialiser. L’écart entre les stars internationales, comme Jeff Koons ou David Hockney et la plupart des artistes, est immense. Pourtant, l’art contemporain se construit aussi avec les anonymes qui interviennent de plus en plus sur le marché de l’art.

Dans la section vivre de son art, nous verrons que l’artiste contemporain doit apprendre à :

  • Créer une identité forte,
  • Identifier son public cible,
  • Communiquer en utilisant divers supports,
  • Gérer sa carrière artistique
  • Gérer son entreprise
  • Se tenir au courant de ses droits et de ses obligations légales et fiscales.

Approfondir sa culture artistique

Dans ce monde de la communication frénétique, nous sommes submergés par beaucoup d’informations. Paradoxalement, l’afflux des stimulations nous laisse dans l’embarras quand il s’agit de mieux connaître un artiste. La culture artistique ne s’acquiert pas uniquement sur les réseaux, mais également dans des expositions et au travers d’une littérature abondante sur le sujet. C’est le seul gage d’une véritable qualité culturelle.

La mort de l’art

La fin de l’art a été annoncée à plusieurs reprises. La première fois avec Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831), au début du XIXᵉ siècle, avec le nouveau concept de liberté dans l’État moderne.

« Pour nous, l’art ne compte plus comme la forme la plus élevée par laquelle la vérité exprime une existence pour elle-même. » (…) Nous pouvons espérer que l’art ira toujours plus haut et atteindra des degrés de perfection plus élevés, mais la forme de l’art a cessé d’être la plus haute expression de l’esprit. »

L’art a été déclaré mort une seconde fois avec cette exposition fameuse de la Société des artistes indépendants de New York (Society of Independent Artists, SIA) du 9 avril 1917.

La Société américaine autorisait les membres à exposer une œuvre pour six dollars. 

Marcel Duchamp décide d’utiliser le pseudonyme de « R. Mutt » pour présenter un urinoir en porcelaine comme sculpture. Il se fait passer pour un artiste inconnu. L’objet quotidien de la vie, placé de telle sorte, fait disparaître sa valeur d’usage pour une nouvelle perspective artistique qui interroge sur l’existence de l’art.

Avec le dadaïsme, le nihilisme entre dans l’espace artistique comme une remise en question fondamentale de la foi en l’art. Cette remise en question radicale, initiée par l’apparition du readymade de Marcel Duchamp, peut être comprise comme la naissance de l’art contemporain, car elle devient un nouvel état de conscience par lequel une œuvre est perçue. On peut le définir comme du conceptualisme.

Marcel Duchamp a ouvert un espace de pensée pour comprendre l’art contemporain d’aujourd’hui.

Son enseignement réside dans une double révélation : la capacité de l’artiste à appeler n’importe quoi art contemporain, et la puissance du contexte pour établir la signification.

C’est une conception franchement intellectuelle de l’art.

L’art contemporain contre l’art moderne.

Les collections d’art contemporain se sont développées sur les expérimentations de l’art moderne, en cristallisant les crises de la société. C’est la conséquence historique de l’attaque du postmodernisme contre l’Art moderne.

De Mark Rothko qui peint en 1958 « Four Darks in Red » à Alan Kaprow considéré à partir de 1962 comme un des pères du Happening, il y a un monde de différences.

D’un côté, il y a la perception contemporaine de l’œuvre par le spectateur, et de l’autre un contexte qui place l’art dans un discours sociétal.

L’art contemporain devient l’art du musée pour les institutions. Il entre dans le marché de l’art.

Le changement de paradigme ne s’est pas produit d’un seul coup. Ce fut un mouvement lent, mais continu vers l’espace de l’art contemporain tel que nous le connaissons aujourd’hui, et cela ne s’est pas fait sans frictions.

L’art postmoderne s’est vu adopté par le politique comme une niche élitiste, propulsé par de puissants investissements financiers. Il tire sa force d’une vision fondamentalement nihiliste du monde, qui conduit finalement à la dissolution du monde artistique occidental.

Il est nihiliste parce qu’il remet en question toutes les conventions de l’esthétique pour ne se raccrocher qu’au message qui devient un prétexte à la médiocrité.

Ce fut une remise en question de la définition du beau au profit du seul message de l’œuvre. Notamment pour la culture pop, qui créa le Pop’art dans les coulisses de la société de consommation, en détournant des objets et des images publicitaires.

L’art historique d’avant la révolution des avant-gardes est toujours présent dans les musées et les collections, mais avec un sens différent de la tradition et une démarcation claire entre les genres.

Art ou proposition artistique ?

Si le contexte crée l’art contemporain, alors tout peut être de l’art et la qualité esthétique n’y aurait rien à voir.

Or, dans cette conception, on oublie le regard de l’amateur ou tout simplement le plaisir du spectateur.

La proposition artistique, que ce soit en peinture, sculpture ou photo, utilise l’art comme médium et non comme une finalité.

Sans remettre son intérêt en cause, elle devrait faire scission avec les mouvements esthétiques qui s’inscrivent dans une continuité artistique.

Le temps de la simple contemplation du beau serait-il remis en question ?

Les apparences vont dans ce sens, car à y regarder de plus près, les arts s’intellectualisent à l’évidence. Ils deviennent un enjeu matérialiste, d’une part, par le consumérisme à outrance, et, d’autre part, comme justifiant des idées politiques, voire des idéologies.

Le discours autour des œuvres devient l’essentiel. Et, peu importe la qualité, je dirais même que la médiocrité se met facilement au service des concepts. Ce qui donne de la valeur n’est plus une évidence esthétique, mais l’appartenance à un modèle déconnecté de nos sens par une élite autoproclamée. Ce qui est beau et qui nous touche serait vulgaire.

Selon les grands prêtres du mouvement, pour apprécier cet art contemporain, il faudrait en connaître les codes, qui ne sont évidemment distillés que par une élite intellectuelle.

L’écrivain Witold Gombrowicz s’adressait dans un entretien avec Jean Dubuffet dans ces termes : « Notre admiration pour la peinture est la conséquence d’un long processus d’adaptation qui s’est opéré pendant des siècles, et pour des raisons qui très souvent n’ont rien à voir avec l’art ni l’esprit. » La peinture a créé son récepteur. C’est au fond une relation conventionnelle. »

Witold Grombrowicz ne croyait pas si bien dire. Les plus grands salons d’art contemporain sont devenus des réceptacles du « n’importe quoi » où une minorité de très riches collectionneurs dictent les tendances pour des investisseurs privés, mais également pour les pouvoirs publics. L’argent impose des modèles pendant qu’une multitude d’artistes est reléguée en marge de l’art à la mode.

Franz Kafka avait raison en faisant un diagnostic acerbe de notre société dans les romans « Le procès et Le Château ». « Nous vivons dans une illusion constante où l’authentique et le naturel sont remplacés par des copies qui ne servent que quelques intérêts. »

Restons lucides, l’art ne doit pas être détourné par une conception utilitariste. Ne confondons pas la fonction politique de l’art dans nos sociétés et son impact individuel. Une œuvre d’art est avant tout une création humaine qui se confronte au sens commun de l’esthétique. Elle agit en permanence, comme un catalyseur du bien et du beau.

La connaissance de la technique est certes importante, mais elle ne doit pas non plus se substituer à l’intuition de l’artiste. La finalité d’une œuvre se définit elle-même et sa puissance opère uniquement dans l’esprit de celui qui regarde. Il est heureux de constater que la grande exposition qu’est la Biennale de Venise s’éloigne un peu de l’art conceptuel pour revenir à des fondamentaux.

De grands centres culturels comme le musée Georges Pompidou en France à Paris et le MAC de Lyon en font de même.

Les différents mouvements d’art contemporain

L’Art conceptuel

Il peut être défini comme un mouvement d’avant-garde qui s’est répandu dans le monde entier dans les années 1960 et 1970.

L’art contemporain, comme un tout, peut être considéré comme de l’art conceptuel, car il remet en question les valeurs conventionnelles telles que la beauté de l’œuvre et la technique.

Un arbre, une image d’un arbre et la définition d’un arbre dans le dictionnaire représentent le concept de chaise qui peut être utilisé en art.

Les Installations

C’est dans les années 1970 que ce mouvement a commencé. Cela consiste à placer des œuvres pour transformer l’espace d’un lieu.

Contrairement aux peintures et aux sculptures, où les spectateurs regardent chaque œuvre, c’est l’espace entier qui devient œuvre.

Il existe une grande diversité de techniques qui utilisent la vidéo, le son, les ordinateurs, des capteurs, voire de l’intelligence artificielle et de la biotechnologie.

 

L’art relationnel

Le critique d’art français Nicolas Briaud a exposé son concept d’art relationnel dans son livre de 1998 « Esthétique relationnelle ».

Il fait référence à l’art qui inclut le public au travers d’un travail collaboratif.

L’art médiatique

C’est une expression artistique qui utilise des technologies comme des capteurs de sons de chaleur, etc. Les capteurs créent ou déforment l’œuvre en direct.

L’art de la performance

Ici, le corps humain est le médium.

Les événements Happening et Fluxus proposés par Alan Kaprow dans les années 1960 seraient les pionniers de l’art de la performance.

Les représentations ont lieu dans divers endroits tels que les rues, les galeries et les musées.

La démarche se veut anti-institutionnelle en refusant que l’œuvre soit captée. Elle se veut éphémère.

L’art in situ

C’est-à-dire en relation avec un lieu spécifique. L’œuvre est constituée par l’environnement travaillé artistiquement. Par exemple, Christo & Jeanne-Claude, qui emballèrent le Pont-Neuf à Paris.

L'art in situ

L’art NFT

Il utilise la technologie Blockchain. L’art NFT est produit en convertissant du contenu numérique en un jeton non fongible (NFT).

La caractéristique des NFT est que la propriété peut être prouvée avec des actifs cryptographiques blockchain.

En transformant une œuvre d’art en un NFT, elle obtient une preuve légitime de propriété, avec un historique traçable.

Le marché NFT devrait se développer à l’avenir.

Les critiques et historiens de l’art découpent le temps et les tendances artistiques. Ils catégorisent systématiquement. Considérant les termes art moderne, art nouveau et art contemporain, la question se pose de savoir comment seront définies les nouvelles pratiques artistiques.

Rien dans ce monde n’est statique. Tout bouge et l’art semble plus que jamais agité de pulsions frénétiques. Dans tous les domaines, l’art s’invite et tente de bousculer les esprits.

L’art contemporain est au centre de polémiques parfois violentes. Entre adoration et détestation, certains le portent aux nues, considérant que l’avant-garde artistique, par sa déconstruction intellectuelle, est la seule issue pour comprendre l’impasse vers laquelle le monde s’engouffre.

La décadence et le refus des normes esthétiques, qui ont accompagné l’art jusqu’alors, doivent nous mener vers une nouvelle conscience. L’artiste dénonce, et insidieusement, nous dicte les comportements que nous devrions adopter ou rejeter.

Mais ne faut-il pas voir, derrière ces provocations organisées, un vieux réflexe nihiliste et méprisant dont l’effet est de définir et de protéger une caste d’intellectuels de l’art ?
Pour cette élite, le seul but serait de conserver les avantages énormes de la financiarisation d’un certain art contemporain. Certains parlent même de monétarisation de l’art,comme l’artiste Aude de Kerros .

De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer cette imposture. La réalité de l’art actuel ne peut pas se comprendre au travers d’un stéréotype fondé sur l’argent et le buzz.

Une multitude d’artistes sincères et de grand talent travaillent dans l’ombre de ces « coups » médiatiques.

Ils produisent une grande diversité d’œuvres qui s’éloignent de la conception traditionnelle de l’art, ou se réfèrent à une continuité historique des mouvements artistiques.

Pour résumer, le terme “art contemporain” ne parvient pas à définir un mouvement artistique précis. Il désigne un art produit au présent avec les influences qui traversent les artistes vivants à chaque époque. Si le terme est si souvent galvaudé, c’est qu’il est utilisé pour d’autres intentions.

Pierre Desenfant – Art4You